Il s’ouvre par les deux bouts et commence de chaque côté par un récit de cette soirée. Deux récits pour une même soirée, écrits chacun de son côté, par Henri et Pablo Cueco, respectivement père et fils, peintre et musicien, auteurs tous les deux…

Partant de ce double récit et méditant à son propos, Pablo Cueco a choisi dans le journal et les cahiers de son père décédé quelques années plus tôt, des textes se rapportant aux thèmes qui surgissent du récit initial. Il a parallèlement fait un cheminement similaire dans ses propres écrits et orchestré l’ensemble.

Initié presque sur le vif, dans un esprit de recherche mutuelle de complicité artistique, ce dialogue à distance sur le monde et son évolution s’est poursuivi dans le labyrinthe des mémoires et des écrits.

 

Henri Cueco (1929-2017) peintre et artiste multiple : littérature (Dialogue avec mon jardinier – adapté au cinéma par Jean Becker –, Le Collectionneur de collections, L’Été des Serpents, Le Chien Boomerang…), radio (Des Papous dans la tête…), décors de théâtre, engagement politique et syndical, essais (L’Arène de l’art, avec Pierre Gaudibert…), enseignement (École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris), arts plastiques (il est identifié comme une des personnalités marquantes de la figuration narrative)… Des expositions sont organisées un peu partout en France, en Europe et dans le monde. On peut voir ses œuvres dans différents musées, collections publiques, lieux publics, galeries… Il est édité par Le Seuil, Balland, Panama, Jbz, Lienart… Il est représenté, pour la peinture, par la Galerie Louis Carré & Cie.

Pablo Cueco est né en Corrèze en 1957, l’année du lancement de Spoutnik. Issu d’une famille d’artistes plasticiens, c’est tout naturellement que, dès son plus jeune âge, il se consacre à la musique. Dans le prolongement d’un trajet éclectique entre jazz sous toutes ses formes, musique contemporaine et traditionnelle, il partage aujourd’hui son activité artistique entre le zarb (et quelques autres percussions), la composition (de la harpe à l’ochestre symphonique en passant par la batterie-fanfare, le cinéma, le théâtre et l’électro-acoustique), l’écriture (de fictions, de scénarios et d’articles) et le dessin (sous le pseudonyme de Pablúx). À lire : Pour la route aux éditions Qupé.

Henri et Pablo, photo de David Cueco